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Vous aimerez Toulouse et vous le ferez savoir !
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Les vacances approchent,
il est encore possible de trouver des rivières dans lesquelles on peut se baigner
mais encore faut-il vérifier lesquelles ne sont pas polluées aux PCB…
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Site de la Fédération française des usagers de la bicyclette
qui décerne chaque année deux prix, le "guidon d'or" et le "clou rouillé".
Le meilleure et la pire des villes françaises pour la circulation à vélo.
Tournefeuille avait obtenu le "guidon d'or" en 2007.
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Le taux de pesticides dans le corps humain
est plus élevé chez les Français. Suite
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Présentation de Toulouse
Toulouse se situe au carrefour de deux grands axes qui relient la Méditerranée à l’Océan et la France à l’Espagne. Notre ville, clament les Toulousains de souche, jouit d’une situation géographique de rêve : par l’autoroute, elle est à moins de 1 h 30 des Pyrénées, 1 h 30 des plages de la Méditerranée (150 km) et 2 h 30 de celles de l’Atlantique (250 km). Certes à 681 km de Paris, elle n’est qu’à 400 km de Barcelone, capitale de la Catalogne.
Ancienne capitale du Languedoc, elle est aujourd’hui la capitale de la plus grande région de France, Midi-Pyrénées, et du département de la Haute-Garonne. Quatrième ville de France par son taux de population (451 000 habitants, Grand Toulouse 670 000, 15 000 nouveaux habitants par an), troisième ville universitaire après Paris et Lyon (95 000 étudiants), elle doit son animation et son caractère cosmopolite aux foules écolières, estudiantines et « laborantines ».
Méridionale par la sensibilité et le climat, cette ville, « qui de toutes les cités est la fleur et la rose », comme l’écrit Guillaume de Tudèle, le premier auteur de la Chanson de la croisade albigeoise, fait penser plus à Florence ou à Barcelone qu’à des villes de Provence : la brique rouge de ses murs rappelle l’Italie, l’atmosphère vibrante et chaude de ses nuits d’été l’Espagne. Été caniculaire où la chaleur fait main basse sur la ville ! bénie soit alors la fraîcheur des ruelles médiévales, des fontaines et des jardins ! Le printemps est pluvieux, l’hiver relativement doux, avec de belles journées automnales jusqu’à Noël. La Provence a son mistral, Toulouse son vent d’autan, vent du sud sec, souvent chaud.
Toulouse est jumelée avec Elche (Espagne), Bologne (Italie), Kiev (Ukraine), Atlanta (États-Unis), Tel Aviv (Israël) et Chongqing (Chine).
La Garonne naît à 1 870 m, dans le val d'Aran, sur les flancs du pic d'Aneto dans le massif de la Maladeta, dans les Pyrénées centrales espagnoles. Le fleuve conserve un caractère semi-torrentiel jusqu'aux portes de Toulouse, il reçoit son dernier grand affluent pyrénéen, l’Ariège, arrose Muret et Toulouse, où conflue le Touch. À Toulouse, la traversée de la Garonne offre au soleil déclinant un panorama admirable sur le fleuve et le front des quais de brique de la rive droite. La façade fluviale de la ville fut ordonnancée selon le programme d’architecture classique commandé par Loménie de Brienne et les Etats du Languedoc à l’ingénieur Saget qui a légué à Toulouse les quais Saint-Pierre et de la Daurade, les ports de la Daurade, Saint-Pierre et Saint-Cyprien.
Les armoiries de la Ville de Toulouse : agneau nimbé portant la croix de Toulouse ; à gauche, château crénelé à trois tours désignant le château Narbonnais, symbole de la cité ; à droite, édifice religieux à tours crucifères et deux portes désignant l'abbaye Saint-Sernin, symbole du bourg.
La croix occitane ou d’Occitanie. La plus ancienne représentation des armes de Toulouse est celle figurant dans le sceau attaché à une lettre des Capitouls au Roi Pierre II d’Aragon, en 1211, pendant la croisade contre les albigeois. Au verso du blason figure l’agneau nimbé, portant la croix de Toulouse en bannière. La description héraldique la plus précise est : « de gueules [de couleur rouge] à la croix d’or alézée [avec une marge tout autour], pattée [dont les extrémités s'élargissent en forme de patte ouverte], vidée [chaque branche étant ajourée laisse voir le champ sur lequel elle est posée] et pommetée [ses branches se terminent par trois pointes plantées dans des petites boules appelées pommettes, petites pommes] de trois pièces à chaque branche. » Entre la croix boulée copte de saint Maurice et la croix byzantine boulée pommetée des derniers rois wisigoths, la croix occitane, appelée limitativement croix de Toulouse, est si bien implantée en Occitanie, que, quinze siècles plus tard, elle est toujours là…
L’occitan
L’occitan est une langue latine voisine du catalan. Son aire géographique correspond à une trentaine de départements du sud de la France et à une douzaine de vallées alpines italiennes, ainsi qu’au Val d’Aran, versant espagnol, où elle jouit d’un statut de co-officialité avec le castillan et le catalan. Du XIe au XIIIe siècle, c’est la langue des trobadors (troubadours). De Guillaume IX d’Aquitaine à Bernard de Ventadour, ceux-ci chantent l’amour, le plaisir et la douleur d’aimer, « ils font l’éducation sentimentale de l’Europe ». Le faste de la cour de Raymond V, puis de Raymond VI attire une foule de poètes. Grâce à leur veine poétique et leur verve, à leur prodigieuse lyrique, Toulouse devient le foyer d’une culture florissante. C’est en occitan qu’est rédigée la première grammaire occidentale (XIIesiècle).
En 1323, sept bourgeois d’extraction bourgeoise, les « Sept Troubadours », désireux de sauvegarder la poésie occitane ruinée par la Croisade contre les albigeois, fondent la Compagnie du Gai Savoir, la plus ancienne de toutes les sociétés littéraires d’Europe. Chaque année, le 3 mai, on récompense le vainqueur de ce tournoi littéraire d’une violette d’or. D’après la légende, Dame Clémence, Clémence Isaure, aurait présidé les premiers Jeux Floraux. Devenue « Collège de Rhétorique » au XVIe siècle, la société doit renoncer à la langue d’oc au profit du français. En 1694, Colbert l’érige en Académie royale. Celle-ci, connue sous le nom d’Académie des Jeux Floraux, existe toujours, perpétuant la tradition. Parmi les lauréats de cette illustre institution — qui redevint bilingue à la fin du XIXe siècle — figurent Ronsard et Victor Hugo. Chateaubriand fut maître ès Jeux Floraux.
La littérature occitane connaît un second temps fort avec la période baroque (1550-1660), en Languedoc surtout avec Peire Godolin. En 1539, le français devient la seule langue officielle du pays. Le prestige de l’occitan décroît, c’est le temps de la langue méprisée. La francisation de la fin du XIXesiècle lui porte un coup fatal. Aujourd’hui, elle connaît une certaine renaissance grâce à des organismes comme l’Institut d’Etudes Occitanes, fondé en 1945, ou les écoles occitanes (calandretas), et à Toulouse plus spécifiquement, le conservatoire occitan ou le collège d’Occitanie, qui contribuent à lui redonner un essor à la fois culturel et véhiculaire.
L'accent de Toulouse
« … On sort d’un match de rugby — de mon temps rubi et jamais rugebi, contrairement à ce qu’a pu faire croire un comique singeant un paysan imaginaire — où l’on s’est pris de braves bouffes avec avec les côtes toutes mâchées, des bugnes de partout, mais la tête ne vous bronzine plus quand vous êtes sonné, pas plus qu’on n’a la rate en guise de point de côté. (…) Rien ne me plaît plus que d’entendre menacer : “E, o, con, tu vas casquer ; si tu me cherches, méfie-toi, tu vas te faire ascler la tronche, je vais t’enfler, tu vas charger la mule”, etc. Et rien ne me plaît, surtout plus, que d’appeler ma femme miette (à la provençale, c’est-à-dire mon amie petite), miou (qui masculinise le concept) ou frisou comme on lui disait quand elle était petitoune. Quant à mes deux jolies belles-filles, je crois bien qu’elles vont se faire appeler fillou par moi tant qu’elles aimeront mes pèques.
Yves Rouquette, « Histoires de parler », dans Toulouse, éd. Autrement, 1991.
Yves Rouquette est un poète et un écrivain occitan né à Sète en 1936. Amoureux d'une belle langue occitane, il lui a consacré une quarantaine d'ouvrages. Conteur, lecteur public, comédien, et journaliste chroniqueur, il a bataillé valeureusement lors des divergences culturelles concernant la culture occitane des années 70 et 80.
La brique
Comme Paris est faite de calcaire et de plâtre, Toulouse est construite en brique, qui lui a donné sa couleur et lui a valu le nom de ville rose (qu’elle partage avec Albi et Montauban). Le qualificatif est récent, mais la réalité beaucoup plus ancienne. Utilisée à Toulouse depuis l’époque gallo-romaine, la brique y est imposée par nécessité. Lors de son voyage en 1494-1495, un certain Jérôme Münzer, juché sur le clocher de Saint-Sernin, a pu admirer le panorama d’une ville où « toutes les maisons sont de bois, de briques et d’argile ». Banni depuis le terrible incendie de 1463, le bois offrait une solution rapide et économique avec le corondage, la brique constituant alors seulement le remplissage (corondage appelé alors de massecanat, les intervalles des poutres en X étant bourrés de briques et non de torchis). La pierre, trop rare aux alentours de la ville, était réservée à la décoration. L’hôtel de Clary fut également nommé « hôtel de pierre », en raison de sa magnifique façade entièrement construite en pierre de taille, chose rare au XVIIe siècle dans la ville.
Les années 1950 marquèrent l’apogée de la culture de la violette, avec 600 producteurs. Suivit un long déclin, lié à la dégénérescence et aux maladies de la violette (multipliées par bouturage depuis de longues années), à la concurrence d’autres fleurs hivernales, au mitage urbain (nombre d’exploitations furent expropriées pour permettre l’essor de l’agglomération et de ses axes routiers). À la fermeture de la coopérative, en 1983, il ne restait que trois producteurs… Depuis 1985, la culture a été relancée, bien qu’il faille encore faire appel majoritairement aux importations pour subvenir aux besoins des industries locales.

